Entrée d’air sur fenêtre : est-ce obligatoire en 2026 ?

Vous faites remplacer vos fenêtres et le menuisier vous parle d’entrée d’air à intégrer dans le dormant ? Cette petite grille n’est ni un détail ni une option commerciale : dans la majorité des logements français, l’entrée d’air sur fenêtre est obligatoire au titre de l’arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements. Supprimer ces réglettes lors d’une rénovation est l’une des erreurs les plus fréquentes, et l’une des plus coûteuses : condensation, moisissures, odeurs persistantes, air vicié. MD Menuiserie, poseur agréé Huet basé à Douvrin (62), intervient chaque semaine dans le Nord et le Pas-de-Calais sur des chantiers où la ventilation a été négligée. Voici ce que dit la réglementation, quand on peut s’en passer, quels modèles choisir et à quel prix.

Entrée d’air sur fenêtre : que dit la réglementation ?

Le texte de référence est l’arrêté du 24 mars 1982, qui pose le principe de la ventilation générale et permanente du logement. Concrètement, l’air doit circuler en continu, du plus propre vers le plus humide :

  • Entrées d’air dans les pièces principales : séjour, salon, chambres.
  • Sorties d’air (bouches d’extraction) dans les pièces de service : cuisine, salle de bains, WC, buanderie.
  • Circulation entre les deux grâce au détalonnage des portes intérieures (1 à 2 cm sous la porte).

L’article 4 de l’arrêté fixe des débits d’extraction minimaux selon la taille du logement : de l’ordre de 35 m³/h pour un T1 à 105 m³/h pour un T5, avec un débit renforcé en cuisine. Ces débits ne peuvent être atteints que si l’air entre quelque part. Sans entrée d’air, la VMC tire sur un logement étanche, tourne à vide et ne renouvelle plus rien.

Le texte précise aussi que les dispositifs d’entrée d’air peuvent être autoréglables ou réglables par l’occupant, mais jamais obturables de façon définitive. Boucher une réglette avec du ruban adhésif, un chiffon ou de la mousse est donc contraire à la réglementation, en plus d’être contre-productif.

Et lors d’un simple remplacement de fenêtres ?

C’est le point que beaucoup de particuliers ignorent. Si vos anciennes fenêtres possédaient des entrées d’air, ou si votre logement fonctionne avec une VMC simple flux, le remplacement doit restituer la ventilation existante. Les règles de mise en œuvre des menuiseries (DTU 36.5) et la responsabilité de l’entreprise poseuse vont dans le même sens : on ne livre pas un chantier qui dégrade la ventilation du logement.

Une menuiserie neuve est bien plus étanche à l’air qu’un châssis des années 1970 : les infiltrations « naturelles » qui compensaient l’absence d’entrées d’air disparaissent du jour au lendemain. C’est précisément pour cela que tant de foyers voient apparaître de la condensation sur leurs fenêtres neuves dans les semaines qui suivent la pose.

Dans quels cas l’entrée d’air n’est pas obligatoire ?

Il existe des situations parfaitement réglementaires où les fenêtres sont livrées sans réglette. Toutes ont un point commun : l’air neuf arrive par un autre dispositif.

  • VMC double flux : l’air neuf est filtré, préchauffé puis soufflé mécaniquement dans les pièces de vie. Des entrées d’air en façade créeraient un court-circuit et ruineraient le rendement de l’échangeur.
  • Ventilation par insufflation (VMI) : le logement est mis en légère surpression, l’air sort par les défauts d’étanchéité.
  • Entrées d’air déportées : grilles murales, entrées d’air dans le coffre de volet roulant ou en traverse haute du mur. La fonction est assurée, simplement pas par la fenêtre.
  • Pièces de service : une fenêtre de salle de bains ou de cuisine équipée d’une bouche d’extraction ne reçoit pas d’entrée d’air.

Attention en revanche si votre logement comporte un appareil à combustion (chaudière gaz non étanche, poêle, chauffe-eau raccordé) : l’apport d’air est alors une question de sécurité, pas seulement de confort. En cas de doute, on ne supprime jamais une entrée d’air sans l’avis d’un professionnel.

Les différents types d’entrées d’air

Type Fonctionnement Débit indicatif Pour qui ?
Autoréglable Débit constant quelle que soit la pression du vent 15, 22, 30 ou 45 m³/h sous 20 Pa VMC simple flux autoréglable, budget maîtrisé
Hygroréglable S’ouvre selon le taux d’humidité de la pièce 6 à 45 m³/h VMC hygro A/B, logements sujets à l’humidité
Acoustique Chicane isolante intégrée au module Idem + affaiblissement 34 à 42 dB Façades sur rue passante, axes routiers, aéroport
Déportée / murale Traversée de mur indépendante de la fenêtre Variable Menuiserie fine, esthétique préservée

Dans le Nord-Pas-de-Calais, la version hygroréglable est très souvent le bon compromis : notre climat humide et venteux met à l’épreuve les logements, et un module qui module son ouverture évite à la fois l’excès d’humidité l’hiver et les courants d’air par grand vent. Sur les façades exposées au bruit (rocade lilloise, axes de Lens ou Douai), l’entrée d’air acoustique se justifie pleinement : inutile d’investir dans un vitrage acoustique performant pour laisser le bruit entrer par la réglette.

Où se place l’entrée d’air sur une fenêtre ?

L’usinage se fait en traverse haute du dormant ou de l’ouvrant, selon le profilé. Sur les gammes Huet que nous posons, aluminium STYLIUM comme PVC ZENDOW, le module est intégré en usine, capot extérieur assorti au coloris de la menuiserie. C’est important : une entrée d’air percée après coup sur un chantier est moins étanche à l’eau, moins discrète, et peut compromettre la garantie du châssis.

Trois règles de bon sens complètent la pose :

  1. Prévoir une entrée d’air par pièce principale, pas une seule pour tout l’étage.
  2. Vérifier le détalonnage des portes intérieures après la pose de nouveaux sols.
  3. Nettoyer les modules une à deux fois par an, à l’aspirateur ou à l’eau savonneuse, comme pour l’entretien courant de vos menuiseries.

Prix d’une entrée d’air sur fenêtre en 2026

Bonne nouvelle : c’est l’un des postes les moins chers d’un projet de menuiserie.

  • Module autoréglable : 10 à 25 € l’unité.
  • Module hygroréglable : 25 à 50 € l’unité.
  • Module acoustique : 35 à 80 € l’unité selon l’affaiblissement recherché.
  • Usinage et intégration en usine : 20 à 45 € par fenêtre.

Comptez donc en moyenne 40 à 90 € par fenêtre équipée, pose comprise, lorsque l’entrée d’air est prévue dès la commande. Sur un chantier de 8 fenêtres, cela représente quelques centaines d’euros, à comparer au coût d’un traitement de moisissures ou d’un remplacement de menuiserie mal ventilée.

À noter : dans un logement achevé depuis plus de deux ans, la fourniture et la pose de vos menuiseries par une entreprise bénéficient de la TVA à taux réduit de 5,5 % dès lors que les critères de performance énergétique sont respectés. Cette TVA ne dépend pas du label RGE. En revanche, les aides publiques de type MaPrimeRénov’, prime CEE ou éco-PTZ exigent, elles, une entreprise certifiée RGE : MD Menuiserie ne l’étant pas, ses chantiers n’y ouvrent pas droit. Nous le disons clairement dès le devis.

Ce que nous vérifions avant chaque chantier

Lors de la visite technique, nous relevons systématiquement le type de ventilation en place (VMC simple flux, hygro, double flux, ventilation naturelle par conduits), la présence et l’état des bouches d’extraction, la nature des appareils de chauffage, et l’exposition de chaque façade au bruit et au vent dominant. Le choix des modules découle de ce relevé, pièce par pièce. C’est un point de méthode que nous appliquons de Béthune à Valenciennes, en passant par Lille, Lens, Arras et Douai.

Ce travail préparatoire fait partie du métier de poseur, au même titre que la prise de cotes ou l’étanchéité périphérique. Il est couvert par notre garantie décennale.

FAQ — Entrée d’air et fenêtres

L’entrée d’air est-elle obligatoire sur toutes les fenêtres ?

Non. Elle est obligatoire dans les pièces principales (séjour, chambres) des logements ventilés par VMC simple flux ou ventilation naturelle. Les pièces de service équipées d’une bouche d’extraction et les logements en VMC double flux ou VMI en sont dispensés.

Puis-je boucher une entrée d’air qui provoque des courants d’air ?

Non, c’est interdit et déconseillé : vous supprimez le renouvellement d’air du logement. Si vous ressentez une gêne, la solution est de remplacer le module par une version hygroréglable ou acoustique, dont le débit s’adapte, plutôt que de l’obturer.

Mes nouvelles fenêtres provoquent de la condensation, est-ce un défaut ?

Le plus souvent, non : la menuiserie neuve est simplement beaucoup plus étanche que l’ancienne, et l’humidité qui s’échappait par les défauts d’étanchéité reste désormais à l’intérieur. Il faut vérifier la présence et le débit des entrées d’air, ainsi que le bon fonctionnement de la VMC.

Peut-on ajouter une entrée d’air sur une fenêtre déjà posée ?

C’est techniquement possible sur certains profilés, mais l’usinage sur site est moins propre et moins étanche qu’une intégration en usine. Mieux vaut anticiper le besoin dès la commande, ou opter pour une entrée d’air murale déportée.

Une entrée d’air fait-elle perdre en isolation thermique ?

L’impact sur la performance de la fenêtre est marginal comparé au gain de qualité d’air. Un logement humide chauffe moins bien : l’air chargé d’humidité est plus coûteux à réchauffer. Une ventilation correcte protège à la fois votre confort et votre facture d’énergie.

Un projet de fenêtres dans le Nord ou le Pas-de-Calais ?

MD Menuiserie conçoit et pose des menuiseries sur mesure Huet dans tout le Nord (59) et le Pas-de-Calais (62), en rénovation comme en construction neuve. Ventilation, performance thermique, acoustique, esthétique : nous étudions chaque point avant de chiffrer. Découvrez nos fenêtres aluminium et nos fenêtres PVC, puis demandez votre devis gratuit ou appelez-nous au 07 71 81 46 78.